Les Allemands se faisaient exaspérants avec leurs attaques continues et les soldats alliés n’en pouvaient plus. Éventuellement, le groupe militaire travaillant pour le parti Nazi prit possession
de la France. Pendant les années qui suivirent, les Allemands installent des
fortifications au bord des plages le long du canal de la Manche, l’étendue d’eau entre la Grande-Bretagne et l’Europe
centrale. Étant l’endroit le plus rapproché des deux terres, Hitler ordonne
de fortifier et de placer plus de troupes à Pas-de-Calais.
Tout débuta le 14 janvier
1943 à Casablanca lorsque Roosevelt et Churchill discutent des possibilités qui leur sont offertes (Wikipedia : l’encyclopédie libre, 2008). Staline, lui,
propose avec ferveur d’ouvrir une nouvelle brèche dans le mur de l’Atlantique.
Il y avait donc deux options possibles de débarquement : la pointe de Pas-de-Calais et la Normandie. Malheureusement, les Alliés ne pouvaient pas faire leur raid à Pas-de-Calais qui était très attirant au
niveau géographique et économique car l’endroit avait de bonnes plages et l’accès du Nord y serait rapide. De plus, le choix était trop évident et les Allemands étaient trop bien préparés pour
recevoir des intrus. Ce fut donc la Normandie qu’on choisi pour leur rende
visite.
Le
19 août 1942 lors du débarquement de Dieppe, les Alliés apprirent que ce n’était pas l’idéal d’essayer d’attaquer
un port pour débarquer (Newman, 2000, p.237). Également, les défenses des ports
sont devenus beaucoup plus grandes qu’auparavant depuis 1942, et donc une invasion navale était quasiment impossible
à réussir. De plus, les armes ennemies ont facilement détruit les barges de débarquement
qui ont été construites en contre-plaqué et il aurait fallu apporter un port artificiel pour déployer assez de troupes et
de matériel de guerre.
Grâce
à des espions, à la Résistance et des petites troupes de commandos, des photos aériennes et même des cartes postales, les
Alliés récupérèrent plusieurs renseignements pour déterminer exactement l’endroit du débarquement. Ils s’informèrent sur la nature des plages, les marées et les défenses côtières des Allemands mises
en place, telles que le mur de l’Atlantique.
Plusieurs
petites opérations ont fait partie de l’opération Overlord. L’opération
Fortitude, par exemple, avait comme mission de tromper l’intelligence allemande (l’Axe) et de lui faire croire
que le débarquement se ferait à Pas-de-Calais. Les Alliés mirent donc en place
une armée artificielle sous la direction du général Patton se composant de bâtiments et équipements gonflables (incluant des
chars d’assaut et des Jeep). De plus, des antennes transmettaient des faux messages radio pour rendre la supercherie
plus réaliste. Les Allemands savent qu’un débarquement se prépare et ont
des espions dans le Sud de l’Angleterre. Ironiquement, ces espions sont
des agents doubles travaillant pour les Alliés (opération double cross) et renvoient
des messages que Pas-de-Calais est en effet le point d’attaque. Des divisions
blindées y sont donc placées en permanence. De plus, pour assurer l’acheminement
des troupes en Normandie, il a fallu déminer le canal de la Manche, éliminant des pertes inutiles. Également, l’élément de surprise de l’attaque était crucial, donc des navires torpilleurs patrouillaient
la région régulièrement à la recherche de U-boats, ou sous-marins allemands, à éliminer. (Carlier et Messenger, 1988, p.32)