Le soir du 4
juin 1944, des navires gigantesques quittent la mer pour la Normandie. Malheureusement, ils reviennent quelques heures plus
tard, l’opération Neptune ayant été remise au 5 juin. Près de 22 heures,
les chefs alliés entendent le bulletin météorologique du capitaine Stagg (Brook, 2006, p.8).
Eisenhower décide donc de remettre le débarquement au 6 juin : « Je n’aime pas cela, mais il me semble
que nous n’avons pas le choix…Je suis absolument persuadé que nous devons donner l’ordre… »
Pendant
la soirée du 5 au 6 juin, la plus grande armada dans l’histoire de l’humanité approche les côtes de la France. Cette flotte contient 2727 bateaux d’une variété hors de l’ordinaire,
qui chargent ou qui remorquent au moins 2500 machines de débarquement avec 700 navires guerriers, incluant 23 croiseurs et
5 navires de combat.
Enfin,
le Jour J commence le 6 juin. Des mois de préparation consacrés à cette mission
vont servir à libérer la France. À 3h14, plusieurs bombardiers lancent des bombes
sur les plages désignées tandis qu’à environ un quart d’heure plus tard (3h30), des groupes de parachutistes tombent
dans le ciel nocturne. Le poids d’équipement étant trop lourd, certains
parachutistes malchanceux perdent la vie en se noyant dans des marais (Wikipedia :
l’encyclopédie libre, 2008).
Les
Allemands, cachés dans leurs bunkers souterrains lors des bombardements, ne voient pas toutes les troupes qui débarquent. Hitler est convaincu que le débarquement le long du canal de la Manche est une diversion
et croit que la vraie invasion se fera à Pas-de-Calais. Ayant cette idée en tête,
il ordonne à ses hommes de rester positionnés à l’endroit qu’il suppose être le véritable raid. Plusieurs chars d’assaut Tigers Mark II ainsi que des Panzers restent derrière le mur de l’Atlantique
due à cette fausse interprétation.
Les
premiers à débarquer le Jour J furent les Américains et les Britanniques, à 12h16. Les
Américains étaient en charge de la prise en possession des ponts de Pegasus et Horsa, endroits importants car ils pouvaient
assurer des renforts Allemands rapides. Également, l’autre option des Allemands
aurait été de détruire les ponts passant par la rivière de l’Orne et Caen pour ralentir l’avancement des troupes
alliées. Mais grâce à 2 groupements de 3 planeurs, le major Howard, qui dirigeait
l’opération aérienne, a su faire preuve de courage et d’ingéniosité en prenant possession d’un des deux
ponts de l’objectif avant que le deuxième planeur n’arrive, quelques minutes en retard dû à des problèmes d’atterrissage.
Après la prise de ce point
stratégique, la deuxième ronde de parachutistes a pu atterrir dans les environs. Beaucoup
ont péri dans les champs inondés, d’autres furent abattus à tir de fusil et certains ont été largués aux mauvais endroits. Ainsi, plusieurs bataillons se retrouvèrent à une dizaine de milles de leurs objectifs
et l’invasion aérienne fût un fiasco, même si elle venait que de commencer… Mais à Sainte-Mère-Église, il y eu
une rare victoire. Malgré les difficultés dont les soldats américains ont fait
face, ils ont triomphés. La ville fût donc la première ville française délivrée
de l’emprise allemande le 6 juin 1944 (Brook, 2006, p.103)
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